Forum Histoire Canada 2016

Raconter les histoires authentiques des peuples autochtones

27 novembre 2016

Depuis l’arrivée des premiers explorateurs sur les côtes de l’Amérique du Nord, les histoires des peuples autochtones ont représenté un grand pan de la vaste histoire du continent. En tant que partenaires commerciaux, dès les débuts des colonies, les Autochtones ont joué un rôle clé dans l’exploration et le développement d’un territoire que l’on appellera plus tard le Canada.

Et pourtant, l’histoire des Premières Nations du Canada racontée dans nos écoles et nos manuels d’histoire n’a pas toujours été exacte et exhaustive, et tenait rarement compte de leur point de vue. Éclipsée rapidement par d’autres histoires, une grande partie de leur vie nous demeure encore inconnue. Au cours des dernières années, nous avons compris que ces histoires sont essentielles pour comprendre l’évolution du lien entre les peuples autochtones de ce continent et ceux qui sont venus exploiter ses richesses et en faire leur nouvelle patrie.

Le 150e anniversaire de la Confédération qui arrive à grands pas, combiné à une reconnaissance récente des pensionnats autochtones au Canada, de la rafle des enfants autochtones des années 1960 et de la mise en œuvre des traités modernes ou originaux font de 2016 le moment idéal pour faire découvrir ces histoires. La nature continue et contemporaine de l’histoire autochtone, que l’on s’attache à perpétuer dans la sphère publique, permet de placer les histoires des Autochtones et la diversité des points de vue sur ces histoires, au cœur d’une conversation sur l’histoire, la nation et nos archives.

Jonathan Lainey est un fier membre de la nation Huron-Wendat de Wendake. Il est également conservateur pour la section des Premières Nations du Musée canadien de l’histoire. Il s’intéresse particulièrement à l’histoire sociale, politique et culturelle des peuples autochtones du Québec et du Canada, ainsi qu’à la culture matérielle et à son interprétation. M. Lainey est reconnu pour sa connaissance du patrimoine et de la culture matérielle des peuples autochtones, surtout le wampum et la société Huron-Wendat. Il a écrit près de 40 ouvrages et articles savants et est l’auteur d’un livre faisant aujourd’hui autorité, La « monnaie des Sauvages » : Les colliers de wampum d’hier à aujourd’hui (Septentrion, 2004). 

Maureen Lux est professeure d’histoire à l’Université Brock. Son dernier ouvrage, Separate Beds: A History of Indian Hospitals in Canada, 1920s to 1980s a été publié par la University of Toronto Press en 2016.  Elle collabore actuellement avec Mme Erika Dyck (Université de la Saskatchewan) dans le cadre d’une étude sur la politique de la reproduction dans les années 1970 au Canada. 

Sarah Nickel est une professeure Tk’emlupsemc (Secwepemc de Kamloops) au département des études autochtones de l’Université de la Saskatchewan. Ses domaines d’étude comprennent l’histoire comparative des Autochtones, la politique autochtone du 20e siècle, la politique des femmes autochtones, le féminisme autochtone et la recherche communautaire. Son plus récent article intitulé « ‘I am not a women’s libber, although sometimes I sound like one’: Indigenous Feminism and Politicized Motherhood in British Columbia » sera publié dans American Indian Quarterly en 2017. Elle travaille actuellement à un manuscrit, Negotiating Unity: Indigenous Politics and the Union of BC Indian Chiefs, 1969-1983, qui sera publié à la UBC Press.

Lisa Howell habite sur un territoire algonquin non cédé, à Ottawa. Elle est une enseignante passionnée, une voyageuse, une écologiste, une activiste, une mère monoparentale et une étudiante. Elle terminera dans quelques mois sa maîtrise en éducation à l’Université d’Ottawa. Sa thèse est intitulée « Reconciliation in Action » et porte sur les expériences des enseignants et des élèves participant à des projets de justice sociale autochtone, en classe et au sein de la communauté. Mme Howell et ses élèves travaillent avec des aînés, des survivants et des membres de la communauté depuis plusieurs années maintenant, et mobilisent tous ces intervenants afin de connaître « les vérités » de l’histoire du Canada et d’apporter des changements positifs. 

Baudouin Lalo est né dans le village innu d’Unamen Shipu dans la région de La Romaine, au Québec. M. Lalo a fréquenté l’école de son village jusqu’en 9e année et a ensuite quitté la région pour de plus grandes villes. Il est allé au pensionnat de Pointe-Bleue à Roberval, dans la région du Lac St-Jean, et s’est ensuite inscrit dans un programme de trois ans à l’Université de Chicoutimi, où il a obtenu un baccalauréat ès arts. Ensuite, M. Lalo a travaillé dans de nombreux domaines à vocation sociale, notamment comme agent du Programme national de lutte contre l’abus de l’alcool et des drogues chez les Autochtones, représentant en santé communautaire, travailleur social, enseignant auprès des décrocheurs, travailleur en réintégration sociale et agent de liaison pour l’éducation aux adultes. Il habite actuellement dans la communauté qui l’a vu naître et se rend fréquemment dans des communautés innues, francophones et anglophones pour parler de la culture innue et de la croissance spirituelle.

Gail Stromquist est d’origine Nlaka’pamux. Elle est enseignante dans une école primaire de Langley, en C.-B., depuis plus de vingt ans et s’est spécialisée dans la petite enfance et le développement d’un programme d’études élémentaires mettant l’accent sur les perspectives autochtones. Elle coordonne actuellement le module d’éducation autochtone de la BC Teachers’ Federation et a dirigé la création du livre numérique Project of Heart.

Cathleen Anne Tenning est membre de la Première Nation Stz’uminus de l’île de Vancouver. En 1993, Mme Tenning a eu son diplôme d’études secondaires, la première de la famille à atteindre ce niveau scolaire. Mme Tenning est enseignante depuis 17 ans, notamment au niveau secondaire, mais elle a également été conseillère scolaire auprès des étudiants autochtones et elle est actuellement vice-directrice de district responsable de l’éducation autochtone au conseil scolaire 68 Nanaimo-Ladysmith. Mme Tenning veut faire connaître les perspectives autochtones et en favoriser une meilleure compréhension par le truchement de l’éducation, notamment en ce qui a trait au legs des pensionnats autochtones. La mère d’Anne, Elizabeth Tenning, est une survivante du pensionnat de Kuper Island. En 2008, Mme Tenning a reçu le Prix du Gouverneur général pour l’excellence en enseignement de l’histoire.

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