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Cette photo a été prise en février 1947, lors de la deuxième exposition des Automatistes à la residence familiale des Gauvreau, située au 75, rue Sherbrooke Ouest à Montréal.

À cette réunion des Automatistes, il y avait dans l’ordre habituel : Claude Gauvreau, Julienne Gauvreau, Pierre Gauvreau, mon frère, Marcel Barbeau (assis au premier plan, celui qui porte des lunettes), Madeleine Arbour, PaulÉmile Borduas, Madeleine Lalonde, Bruno Cormier et Jean-Paul Mousseau.

Mon frère expose dix peintures à l’huile et fait sa première vente, le tableau Veillomonde. Avec Paul-Émile Borduas, son maître et professeur à l’École du meuble, qu’il identifiera à son père, il se joint au groupe d’artistes avant-gardistes et il signe le manifeste Refus global en 1948.

Marcel vivait toujours avec nous, et il y avait beaucoup de discussions chez nous autour de la table. Je ne comprenais pas pourquoi il fallait, au nom de l’art, détruire tout ce qui avait été créé par de grands artistes, dont Pellan et plusieurs autres.

L’atelier étant situé dans la ruelle à l’arrière de chez nous, à toute heure du jour ou de la nuit, des artistes traversaient notre maison pour s’y rendre. Marcel considérait que tous ceux qui n’adhéraient pas aux énoncés du manifeste étaient des bourgeois attardés !

Ce manifeste a secoué l’opinion publique à l’époque de Duplessis, puis le groupe des automatistes a éclaté : Riopelle est parti pour Paris ainsi que Borduas, qui y est mort. Leduc, lui, était déjà installé à Paris. Marcel a vécu par la suite à New York, en Californie et à Paris. Sa fille Manon a fait un film : Les Enfants de Refus global.

Marcel Barbeau a maintenant 82 ans et il vit à Paris. Malgré son âge avancé, il peint de 5 heures à midi et il n’a pas perdu le feu sacré.

On s'imagine fort bien ce que le Père Noël raconte à Matthew Berger qui justement atteindra l'âge auguste de deux ans le jour suivant la date où a été pris ce cliché, soit le 16 décembre 1960.

C'est sans doute la marque de commerce du Père Noël. Son attitude peut paraître un peu autoritaire, mais George Feick, qui joue le rôle du Père Noël tous les ans à la fête de Noël de la Kroehler Manufacturing Company à l'hôtel de ville de Stratford, est, de source sûre, à la hauteur de son rôle et ne ferait pas de mal à une mouche, encore moins à un enfant! Cependant, Matthew qui vient de recevoir des mains du Père Noël une jolie petite voiture n'a pas l'air particulièrement heureux. " Soit un bon garçon ", lui recommande l'homme à la barbe blanche, alors que Matthew s'éloigne.

Wray Berger, qui a fourni cette photographie, est le père de Matthew Berger. M. Berger (père), âgé de soixante dix sept ans, a pris sa retraite de la compagnie Kroehler et réside à Stratford, en Ontario. Matthew, qui aura quarante cinq ans ce mois ci, possède une boutique d'antiquités sur la rue Yonge à Toronto. Lorsqu'on lui a demandé si Matthew avait été un bon garçon, comme le Père Noël le lui avait demandé, son père a répondu : " Un bon garçon, dans l'ensemble ! "

Un autre coup d'oeil chez A. E. Gamble — la boulangerie Arthur Earnest Gamble au début des années 1900.

« Tante Jessie, l'aînée de la famille Gamble, se tient au comptoir où elle offre aux clients de délicieux pains croustillants fraîchement sortis du four, des chaussons et autres délices. » Cette boulangerie, sise au 1252 St. Clair Avenue West, à Toronto, semble être un endroit fort agréable pour casser la croûte ou choisir une gâterie que l'on dégustera plus tard.

Malheureusement, la boulangerie n'existe plus. Cependant, vous pouvez en apprendre davantage sur A.E. Gamble et voir une photographie de sa façade, dans le numéro de juin-juillet 2009 du Beaver – Album.

Edward Ernest Gamble, d'Innisfil, en Ontario, le petit-fils d'Arthur Gamble, nous a fait parvenir ces deux magnifiques photographies.

Après quelques minutes passées à contempler la toile cirée qui recouvre la table, la pipe d'argile, la pile de bottes et les sceaux de bois, vos yeux se tournent vers la droite, où l'on peut voir une main. Une main de femme, croyez vous? Si c'est le cas, pourquoi est ce un homme qui épluche les pommes de terre?

Il y a cent ans, la répartition des tâches entre les hommes et les femmes était tout ce qu'il y a de plus traditionnelle (quoique certains célibataires au foyer ont appris à se familiariser avec le travail des femmes). Mais peut être que cette main appartient à un homme? Une femme accepterait elle de vivre dans des quartiers si rustiques? Cette maison offre sans doute moins de confort qu'un camp de bûcheron.

Ron Cason, qui a trouvé cette photographie parmi les effets personnels de son père, croyait qu'il s'agissait d'un de ces camps, à Grandview au Manitoba, près du parc national du Mont Riding, au début des années 1900. Mais ne voit on pas un mur de pierre à l'arrière plan? Des murs de pierre dans un camp de bûcheron? De toute façon, tout laisse croire que cette main a encore de nombreuses pommes de terre à éplucher.

Ron Cason, qui a transmis cette photographie, est un maître mécanicien à la retraite qui vit à Calgary. Il est né à Gilbert Plains, au Manitoba, et se souvient d'avoir gravi les pentes des monts Duck dans les années 1930 et 1940 pour ramener du bois à la ferme familiale.

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