Centre Sinclair

Le Centre Sinclair de Vancouver (Colombie-Britannique) est sur le Palmarès des 10 sites les plus menacés.

Créé par La Fiducie nationale du Canada

8 juin 2017

Lieu

Vancouver (Colombie‑Britannique)

Pourquoi c’est important

Le Centre Sinclair est un complexe du centre-ville composé de quatre bâtiments conjoints – l’ancien bureau de poste principal (1910), l’édifice R.V. Winch (1911), l’entrepôt d’examen des douanes (1913) et l’annexe du bureau de poste (1936) – qui couvre un pâté de maisons en entier dans le centre-ville de Vancouver. Ces édifices constituent un carrefour de services du gouvernement fédéral depuis plus d’un siècle. En 1986, le gouvernement fédéral a investi 38 millions de dollars dans la création du Centre Sinclair en procédant à la remise en état des quatre bâtiments et en les reliant à un atrium et à des passerelles donnant accès à la galerie. Tous les bâtiments, sauf l’annexe du bureau de poste, sont désignés bâtiments patrimoniaux fédéraux. Les bâtiments du Centre sont également inscrits au registre patrimonial de la Ville de Vancouver et sont désignés comme des bâtiments patrimoniaux importants et de grande valeur.

La menace

En 2015, le gouvernement fédéral a envoyé une demande de rezonage au conseil municipal de Vancouver en lui demandant d’envisager une augmentation radicale de la densité actuelle sur le site du Centre Sinclair. La proposition fédérale pourrait inclure un immeuble à bureaux pouvant compter jusqu’à 29 étages (le Centre en compte actuellement 7) et triplant presque les locaux actuels. On a pu lire dans un rapport de planification remis au conseil au sujet de la demande de rezonage que l’ajout important de bureaux au Centre Sinclair pourrait entraîner la perte de certaines parties ou de l’ensemble d’un ou deux des bâtiments patrimoniaux en place.

Les plans de mise en valeur du Centre Sinclair soulignent la protection insuffisante des bâtiments patrimoniaux fédéraux. Le Canada est le seul pays du G-8 où il n’existe pas de lois visant à protéger les lieux historiques appartenant au gouvernement national. La politique fédérale sur les édifices patrimoniaux de 1982 n’est pas contraignante pour les ministères fédéraux et elle n’est pas appliquée. En 2003, le vérificateur général du Canada a évalué les pratiques de protection du patrimoine dans plusieurs ministères et signalé que le patrimoine bâti fédéral « sera perdu pour les générations futures à moins que l’on prenne sous peu des mesures en vue de le protéger ».

La Fiducie nationale du Canada publie son palmarès chaque année dans le cadre de sa mission visant à faire connaître l’apport des lieux historiques à la qualité de vie, à l’identité locale et à la vitalité culturelle.

Publié la première fois en 2005, le Palmarès des 10 sites les plus menacés est devenu un puissant outil dans la lutte visant à préserver, pas remblayer. La Fiducie nationale croit que les lieux historiques sont la pierre angulaire de l’identité, de la communauté et du sentiment d’appartenance. Pourtant chaque année, il y en a qui sont perdus parce qu’ils sont négligés, par manque de fonds, par suite d’un aménagement inapproprié ou en raison de la faiblesse des lois. En braquant les projecteurs sur les lieux menacés, le Palmarès des 10 sites les plus menacés sensibilise le public à leur triste sort et appuie les efforts déployés par des intervenants locaux pour les sauver.

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