Les images emblématiques des Jeux olympiques de 1976
Du 17 juillet au 1er août 1976, le monde entier avait les yeux rivés sur Montréal à l’occasion des Jeux de la XXIe Olympiade. Seuls Jeux olympiques d’été à avoir été organisés au Canada, ils ont été l’occasion pour le pays de se mettre en valeur aux yeux du monde entier — et on peut dire que le pari a été gagné de manière spectaculaire.
Mais ces Jeux n’ont pas été sans controverse, notamment en raison d’un boycottage de 29 pays motivé par la présence de la Nouvelle-Zélande, dont l’équipe de rugby avait disputé un match en Afrique du Sud, défiant ainsi les appels des Nations Unies en faveur d’un embargo sportif dénonçant la politique d’apartheid.
Malgré ce boycottage, le coût exorbitant des Jeux et le renforcement des mesures de sécurité, Montréal en 1976 brillait sous les projecteurs internationaux — à commencer par la cérémonie d’ouverture (photo de droite). Les deux adolescents — Stéphane Préfontaine, de Montréal, et Sandra Henderson, de Toronto — qui ont allumé la flamme olympique symbolisaient l’union des communautés francophones et anglophones du Canada. Canada’s History vous fait revivre ici certains des moments les plus mémorables de ces jeux.
Nadia s’envole
S’il y a un nom indissociable des Jeux d’été de 1976, c’est bien celui de Nadia Comaneci. À seulement 14 ans, cette remarquable gymnaste roumaine est entrée dans l’histoire des Jeux olympiques en obtenant la première note parfaite de 10 — avant d’en décrocher sept autres, dont quatre pour sa performance aux barres asymétriques. La technique envoûtante de Nadia Comaneci aux barres asymétriques, à la poutre et au sol lui a valu trois médailles d’or et a suscité un engouement mondial pour la gymnastique.
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Une spectatrice royale
Outre l’ouverture officielle des Jeux, la reine Élisabeth II a assisté à diverses épreuves — notamment, et surtout, à l’épreuve de cross-country équestre à laquelle participait sa fille, la princesse Anne. À 25 ans, la princesse était le premier membre de la famille royale britannique à concourir aux Jeux olympiques et, malgré une chute et une commotion cérébrale, elle parvient à remonter en selle et à terminer le parcours.
Quant à la reine, elle assiste également aux épreuves de natation, de plongeon et de cyclisme et, en compagnie du prince Philip, reçoit des officiels canadiens lors d’un dîner organisé sur le yacht royal Britannia, amarré dans le port de Montréal.
Un coup de maître
Elle n’a peut-être pas remporté de médaille, mais l’équipe masculine canadienne d’aviron a fait la fierté du pays aux Jeux de Montréal, en décrochant six places parmi les huit premières. Quatre ans plus tôt seulement, aux Jeux de Munich, l’équipe n’en avait obtenu aucune.
Autre première à Montréal, les Jeux de 1976 marquent également les débuts de l’aviron féminin aux Jeux olympiques. L’équipe canadienne passe à moins d’une seconde de la médaille de bronze, démontrant ainsi son talent tout en mettant en lumière le manque de ressources et d’encadrement dont souffraient les femmes dans cette discipline.
Sauter de joie
Alors que la fin des Jeux approche et que le Canada n’a toujours pas remporté de médaille d’or, Greg Joy, de Vancouver, doit certainement ressentir la pression. Mais ce sauteur en hauteur de 20 ans est prêt à relever le défi. Il franchit 2,23 mètres, battant ainsi le détenteur du record du monde de l’époque — l’Américain Dwight Stones — pour la plus grande joie du public. Joy a déjà décroché une médaille d’argent, mais il a encore une chance de remporter l’or. Toutefois, cet espoir s’envole lorsqu’il rate son saut à la barre des 2,25 mètres. Cette médaille d’argent s’est tout de même révélée une source de fierté nationale et Joy portera le drapeau canadien lors de la cérémonie de clôture, concluant les Jeux en beauté pour le Canada.
La « Kingston Connection »
Si Montréal a relevé le défi d’accueillir les Jeux olympiques, Kingston, en Ontario, veillait à assurer le succès du volet nautique. Le Portsmouth Olympic Harbour, construit spécialement pour l’occasion, accueillait les épreuves de voile et reste un souvenir cher à Sanford Riley, membre de l’équipe nationale canadienne de voile et participant aux Jeux olympiques de 1976. « J’ai reçu énormément de soutien de la part des habitants de Kingston, se souvient Riley. Le fait que ma fille soit née à Kingston pendant les sélections olympiques a rendu cette expérience d’autant plus mémorable. »
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