Voiture d'hiver

Les voitures d’hiver, comme celle-ci conservée par le Musée de la civilisation de Québec, restent ancrées dans l’imaginaire collectif des Canadiens.

Texte par Annick Desmarais

Mis en ligne le 13 décembre 2022

Lors de l’âge d’or des véhicules hippomobiles, soit le 19e siècle et le début du 20e siècle, on retrouvait au sein de chaque village québécois des constructeurs de voitures à chevaux. Ces artisans qu’on appelait charrons bâtissaient de leurs mains des véhicules qui devaient à la fois répondre aux besoins de leurs clients et s’adapter au rigoureux climat. Grâce aux peintures de l’artiste canadien d’origine hollandaise, Cornelius Krieghoff (1815–1872), les diverses voitures utilisées sont restées ancrées dans l’imaginaire canadien.

Cette voiture d’hiver, fièrement rimouskoise, porte le nom de carriole portefeuille, car elle aurait été utilisée comme voiture taxi. Sa conception sobre et l’espace de conduite réservé au cocher s’y prêtent bien. Destinée à un usage quotidien et utilitaire, cette carriole est joliment agrémentée de filets décoratifs d’origine, de quenouilles surmontant le pare-neige et d’une pièce sculptée se terminant en rouleau à l’arrière. La ferronnerie des patins reprend certaines volutes très répandues à l’époque.

Lieu de conservation de cet objet : Musée de la civilisation.

Cet article est paru initialement en français, en 2022, dans un numéro spécial intitulé 50 Merveilles de nos musées.

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