D’une rive à l’autre
Vous êtes amateur de ponts couverts? Vous avez de la chance! Fin juillet et début août, vous pouvez rejoindre d’autres passionnés de ponts au Nouveau-Brunswick à l’occasion des journées « Aime tes ponts couverts ». Ces célébrations annuelles proposent des concerts, des pique-niques et des lectures de contes organisés à l’intérieur ou à proximité de ponts couverts dans diverses communautés. Elles visent également à sensibiliser le public à ces structures menacées.
Également appelés « ponts des baisers », car leur espace clos offre aux couples un endroit intime pour s’embrasser, les ponts couverts canadiens ont été principalement construits au 19e siècle au Nouveau-Brunswick et au Québec. Ces structures — traditionnellement faites de poutres et recouvertes d’un toit et d’un bardage en bois pour protéger le tablier des intempéries — sont considérées par leurs admirateurs comme un lien essentiel avec le patrimoine et la beauté uniques d’une région.
Cependant, lorsqu’il faut les rénover ou que les routes sont modernisées, ces structures sont souvent remplacées par des versions plus prosaïques en béton et en acier, sans toit. Aujourd’hui, sur les 1 400 ponts couverts bâtis, il n’en reste plus que 140 : 81 au Québec, 57 au Nouveau-Brunswick, un en Ontario et un en Colombie-Britannique, selon Ray Boucher, président de l’Association pour la conservation des ponts couverts du Nouveau-Brunswick.
Les passionnés de ponts couverts connaissent de plus en plus de succès dans leurs efforts pour sauvegarder ces icônes locales, grâce à des rassemblements, des pétitions, des campagnes de lettres et les réseaux sociaux. En 2022, le pont rouge du Québec à Mansfield-et-Pontefract (construit en 1898 : avec ses 152 mètres, il s’agit du deuxième plus long pont couvert au monde) a été soigneusement restauré et rouvert à la circulation. Le pont de Vaughan Creek, datant de 1935, à St. Martins, au Nouveau-Brunswick, a quant à lui été remplacé dans un style authentique en bois plutôt qu’en acier, comme cela avait été proposé à l’origine.
L’attrait des ponts couverts ne se dément pas. « De nombreux visiteurs viennent d’endroits où il n’y a pas de ponts couverts, c’est donc quelque chose de nouveau à voir. D’autres les considèrent comme des structures romantiques qui embellissent le paysage, explique M. Boucher. Les passionnés verront un pont couvert pour ce qu’il est : une merveille. »
Pour en savoir plus sur les journées « Aime tes ponts couverts », rendez-vous sur ahnb-apnb.ca/covered-bridges.
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