Transcription Géo-visualiser les patrimoines

Bonjour, moi c'est Matthieu. Je suis historien à l'Atelier d’histoire Mercier–Hochelaga–Maisonneuve, l'organisme ici. J'étais le chargé de projet pour le catalogue iconographique. Bonjour, je m'appelle Olivier. Je suis directeur de l'Atelier d’histoire Mercier–Hochelaga–Maisonneuve.

Donc notre projet en deux mots, c'est un catalogue où il est possible pour les citoyens et citoyennes de consulter la collection d'archives photo, d'archives iconographiques, de l'Atelier d'histoire en ligne. Ce projet-là, il naît un peu lorsque j'arrive à la direction de l'Atelier d'histoire. Je n’arrive pas vraiment à me retrouver à travers la collection. Les directeurs par le passé connaissaient très bien la collection. Donc, j'avais besoin de mettre sur pied un outil qui permettait de retrouver ces archives photo rapidement. Quelques mois plus tard, avec l'aide de Matthieu, on va mettre sur pied un catalogue, donc en utilisant une plateforme Shopify.

Et ce catalogue-là, cette solution pour retrouver les photos, devait répondre au contexte d'une société d'histoire locale, c'est-à-dire une solution qui ne coûte pas cher et une solution aussi qui peut s'appuyer sur le travail de bénévoles puisqu’on est chanceux, il y a plusieurs personnes qui viennent donner du temps de bénévolat. On a fait un premier lancement il y a deux ans de notre catalogue, mais on avait toujours le projet pour le compléter, ce catalogue-là, d'avoir une carte interactive où toutes les photos qu'on arrivait à géolocaliser pouvaient être consultables sur une carte.

On a eu la chance de mettre sur pied un partenariat avec le Laboratoire d'histoire et de patrimoine de Montréal qui a développé une expertise justement dans les cartes interactives et on a mis sur pied cette carte interactive qui a été lancée au mois de juin dernier. Donc l'impact durable de notre projet, c'est vraiment de faciliter la diffusion des archives iconographiques et de nos archives iconographiques. De un, en améliorant l'accessibilité, c'est-à-dire qu'on veut faire un système qui est facile d'accès pour les citoyens, mais aussi pour les institutions, les étudiants qui voudraient l'utiliser. Donc, un catalogue qui est directement en ligne sans restriction d'accès. Pour faciliter la diffusion, on a aussi voulu faire un système qui était rapide.

C'est-à-dire que dès qu'on reçoit de nouvelles archives iconographiques, le traitement peut être fait au complet, c'est-à-dire de la conservation, mais aussi de la diffusion rapidement avec notre système là qui est simple à prendre en main que les bénévoles peuvent utiliser. Troisièmement, c'est un système qu'on voulait faire à moindre coût dans le sens que les sociétés d'histoire, que ce soit nous ou d'autres, ont rarement énormément de ressources. Donc en faisant un système qui est peu cher à exploiter, on s'assure que non seulement nos archives sont disponibles, peuvent être diffusées, mais aussi celles des autres sociétés d'histoire là à travers le Canada.

Donc c'est sûr que ce projet-là, c'est un projet qui n'a pas pu être fait juste par moi, par Olivier ou par l'Atelier d'histoire. C'est un projet de communauté. On a eu du support là, non seulement de l'arrondissement, mais d'institutions comme le Laboratoire d'histoire et de patrimoine de Montréal et évidemment de nos bénévoles qui nous ont épaulés. Personne n’était obligé de faire ce travail-là, mais tout le monde y croyait. Toute la communauté y croyait. La reconnaissance du Prix d'histoire du Gouverneur général, c'est mettre en lumière tout le travail qui a été fait dans l'ombre par tous ces gens-là. C'est un encouragement pour nous d'aller plus loin, de diffuser ce projet puis de le rendre encore plus accessible, encore plus facile d'utilisation pour toutes les autres organisations qui voudraient le mettre en place.

Donc en travaillant à l'Atelier d'histoire, on se rend compte que beaucoup de personnes s'intéressent au passé. À l'Atelier, on pense que s'intéresser au passé par le biais de l'histoire, ben c'est très important, principalement parce que ça permet d'être moins surpris par le présent et peut-être finalement moins anxieux. Lorsqu'on fait de l'histoire, on se rend compte que ben le présent, il est construit par un passé qui est complexe, qui se transforme et que rien n'est jamais joué d'avance. Et on se rend compte finalement que rien n'est vraiment joué d'avance. On a un impact sur ce qui se passe aujourd'hui.

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