Le Canada, terre d’asile

Sur l’échiquier mondial, le Canada fut souvent montré en exemple au cours de sa jeune histoire comme un modèle à suivre en ce qui a trait à l’accueil et l’intégration des immigrants.

Par Jean-Philippe Proulx

28 mars 2016

Sur l’échiquier mondial, le Canada fut souvent montré en exemple au cours de sa jeune histoire comme un modèle à suivre en ce qui a trait à l’accueil et l’intégration des immigrants. Terre d’accueil, riche diversité culturelle et tolérance sont des épithètes souvent accolées au Canada. À qui ou à quoi devons-nous cette réputation? Nous vous proposons ici un certain nombre de ressources vous permettant de mieux comprendre l’histoire de ce Canada terre d’accueil de millions d’immigrants.

Exposition en ligne

capture d'écran

Le vécu des immigrants. Immigrer et s’installer en terre canadienne

Bibliothèque et Archives Canada

La création de ce site Web répondait à deux objectifs. D'abord faciliter, pour les généalogistes et autres chercheurs, l'accès à certains documents sur l'immigration qui se trouvent dans les fonds de BAC et qui sont fréquemment consultés, telles les listes de passagers et les concessions de terre. Dans la section Trouver un immigrant , les chercheurs pourront apprendre comment accéder aux documents relatifs à un immigrant particulier; dans la section La trace documentaire des immigrants, ils recevront de l'information concernant les principales « collections » de BAC sur l'immigration.

En deuxième lieu, le site se veut un témoignage unique de l'immigration que le pays a connue de 1800 à 1939. En visitant la section intitulée Les vestiges du passé. Directives, débats et rêves, les usagers pourront accéder à une exposition virtuelle dont les textes ont été écrits par des spécialistes, et qu'illustre une vaste documentation puisée dans les archives sur l'immigration conservées à BAC.
 

capture d'écran

À la croisée des cultures : 200 ans d’immigration au Canada (1800-2000)

Musée canadien de l’histoire

Depuis les années 1960, le Musée canadien des civilisations collectionne des artefacts issus de l'immigration et recueille des informations sur les traditions culturelles. Il s'agit des artefacts apportés au pays par les immigrants, des articles créés par les immigrants et leurs descendants en empruntant des matériaux canadiens et des idées locales, et des articles qui continuent à être utiles et fonctionnels dans les foyers d'immigrants. Le Musée collectionne aussi des documents historiques, sociaux, familiaux et culturels afin de mettre en contexte ces artefacts et leurs origines culturelles.

Le Musée canadien des civilisations continuera à suivre et à documenter les changements sociaux et le dynamisme culturel de la population grandissante du Canada. Il continuera aussi à collectionner des artefacts et des documents associés au patrimoine culturel divers du pays, à préserver, à promouvoir et à étudier ce patrimoine, et à le présenter au public.
 

 

Film documentaire

Au Canada

Film bilingue de 20 minutes qui présente les histoires et expériences personnelles de différents immigrants au Canada de partout autour du monde. Les impressions personnelles et les réflexions partagées dans le film touchent les thèmes du voyage, de l’arrivée et de l’appartenance. Au Canada est à la fois animé, drôle et pousse à la réflexion et présentera le coté personnel de l’expérience de l’immigration canadienne.

Le défi de l’intégration

De 1945 à 1992, le Canada a accueilli plus de 6 millions d’immigrants. La majorité d’entre eux se sont installés à Toronto, Montréal et Vancouver, et forment désormais des communautés importantes. Diffusé dans le cadre des Beaux Dimanches, ce documentaire explique la situation de quelques groupes d’immigrés : les sikhs, les Chinois, les Jamaïcains et les musulmans. Confrontés aux défis de l’intégration, ceux-ci souhaitent conserver leurs coutumes et leurs institutions.

capture d'écran

Exposition

L’histoire du Quai 21

Musée canadien de l’immigration du Quai 21

Entrez dans le passé et dans l’expérience de ce que c’était d’immigrer par le Quai 21 entre 1928 et 1971. Découvrez l’histoire de famille d’un Canadien sur cinq.

Ligne du temps

1776

3 000 loyalistes noirs, parmi lesquels se trouvent des hommes libres et des esclaves, fuient l’oppression de la Révolution américaine et se réfugient au Canada.

1781

Les Butler’s Rangers, membres d’une unité militaire loyale à la Couronne stationnée à Fort Niagara, sont parmi les premiers réfugiés loyalistes à quitter les États Unis et à s’établir dans la péninsule de Niagara, sur la rive nord des lacs Érié et Ontario.

1783

Sir Guy Carleton, gouverneur de la province britannique de Québec, et qui allait devenir plus tard lord Dorchester, fait transporter en toute sécurité 35 000 réfugiés loyalistes de New York à la Nouvelle Écosse. Certains s’établissent au Québec; d’autres s’installent à Kingston et à Adolphustown, en Ontario.

1789

Lord Dorchester, gouverneur général de l’Amérique du Nord britannique, reconnaît solennellement les « premiers loyalistes », à savoir les sujets loyaux à la Couronne qui ont fui l’oppression de la Révolution américaine pour s’établir en Nouvelle-Écosse et au Québec.

1793

Le Haut Canada est la première province de l’Empire britannique à abolir l’esclavage. En conséquence, au cours du XIXe siècle, des milliers d’esclaves noirs fuient les États Unis pour se réfugier au Canada avec l’aide du « chemin de fer clandestin », un réseau abolitionniste chrétien.

Fin des années 1700

Les Scots Highlanders, des réfugiés victimes des Highland Clearances menées au cours de la modernisation de l’Écosse, s’établissent au Canada.

1830

Des Polonais fuyant l’oppression russe se réfugient au Canada. L’année 1858 marque la première migration massive de Polonais qui veulent échapper à l’occupation prussienne du Nord de la Pologne.

1880 à 1914

Des Italiens fuient la dévastation causée par l’unification de leur pays, où les réformes entreprises par le nouvel État chassent les fermiers de leurs terres. Des milliers de Juifs persécutés fuyant les pogroms de la région du Pale cherchent asile au Canada.

1891

Début de la migration de 170 000 Ukrainiens, fuyant principalement l’oppression dans les régions soumises à l’autorité austro-hongroise. C’est la première vague d’Ukrainiens cherchant asile au Canada.

1920 à 1939

Deuxième vague d’immigrants ukrainiens, qui fuient le communisme, la guerre civile et l’occupation soviétique.

1945 à 1952

Troisième vague d’immigrants ukrainiens, qui fuient le régime communiste.

1947 à 1952

250 000 personnes déplacées de l’Europe centrale et de l’Europe de l’Est viennent au Canada. Ce sont des victimes du national-socialisme (nazisme), du communisme et de l’occupation soviétique.

Années 1950

Le Canada reçoit des Arabes palestiniens, chassés de leur patrie par la guerre israélo-arabe de 1948.

Années 1950 à 1970

De nombreux Juifs affluent au Canada, fuyant le Moyen Orient et l’Afrique du Nord.

1951

Création de la Convention des Nations Unies relative au statut des réfugiés.

1956

37 000 Hongrois fuient la tyrannie soviétique et trouvent refuge au Canada.

1960

Le premier ministre John Diefenbaker, dont le grand-père était un réfugié allemand des guerres napoléoniennes, présente la première Déclaration des droits du Canada.

Années 1960

Des réfugiés chinois fuient la violence communiste de la Révolution culturelle.

1968 à 1969

11 000 réfugiés tchèques fuient l’invasion communiste des Soviétiques et des forces du Pacte de Varsovie.

1969

Le Canada signe la Convention des Nations Unies relative au statut des réfugiés et son Protocole; il s’engage ainsi à ne pas renvoyer une personne dans son pays d’origine si cette dernière a des motifs de craindre d’être persécutée.

Années 1970

Le Canada accueille 7 000 Chiliens et d’autres réfugiés latino-américains arrivés spontanément après le renversement violent du gouvernement de Salvador Allende en 1973.

1970 à 1990

Privés de libertés politiques et religieuses, 20 000 Juifs soviétiques s’établissent au Canada.

1971

Après des décennies de refus du droit de participer adéquatement au gouvernement central pakistanais, des milliers de musulmans bengalis immigrent au Canada lors du déclenchement de la guerre de libération du Bangladesh.

1971 à 1972

Le Canada admet quelque 228 Tibétains. Avec leurs compatriotes, ces réfugiés fuyaient leur patrie après son occupation par la Chine en 1959.

1972 à 1973

À la suite de l’expulsion des Asiatiques d’Ouganda par Idi Amin, 7 000 musulmans ismaéliens s’enfuient et sont amenés au Canada.

1979

Des réfugiés iraniens s’enfuient de leur pays à la suite du renversement du schah et de l’imposition d’un régime intégriste musulman.

1979 à 1980

Plus de 60 000 réfugiés de la mer trouvent refuge au Canada après la victoire des communistes pendant la guerre du Vietnam.

Années 1980

Des Khmers cambodgiens, victimes du régime communiste et des répercussions de la victoire communiste dans la guerre du Vietnam, s’enfuient au Canada.

1982

La Constitution du Canada est modifiée pour y enchâsser la Charte canadienne des droits et libertés.

1986

Le Canada reçoit de l’Organisation des Nations Unies la médaille Nansen pour sa tradition humanitaire exceptionnelle d’accueil des réfugiés.

Années 1990

Au début des années 1990, les demandeurs d’asile au Canada viennent de tous les pays du monde, en particulier de l’Amérique latine, de l’Europe de l’Est et de l’Afrique.

1992

5 000 musulmans bosniaques fuyant le nettoyage ethnique lors de la guerre civile en Yougoslavie sont admis au Canada.

1999

Le Canada évacue par avion vers une destination sûre plus de 5 000 Kosovars, dont la plupart sont des musulmans.

2006

Le Canada réinstalle plus de 3 900 réfugiés karens provenant de camps en Thaïlande.

2008

Le Canada entame le processus de réinstallation de plus de 5 000 réfugiés bhoutanais, processus qui s’échelonnera sur les cinq prochaines années.

2010

Des réfugiés de plus de 140 pays ont été réinstallés ou se sont vu octroyer le droit d’asile au Canada.

2011

Le Canada accroît ses programmes de réinstallation des réfugiés de 20 % sur une période de trois ans.

Source: Ligne du temps : Le Canada, terre d’asile (Gouvernement du Canada)

Passer les liens de partage

Relié à Colonisation et immigration