Cyclorama de Jérusalem

Le Cyclorama de Jérusalem, à Sainte-Anne-de Beaupré au Québec, apparaît au Palmarès des 10 sites historiques les plus menacés.

Créé par la Fiducie nationale du Canada

18 juin 2019

Lieu

Sainte-Anne-de Beaupré (Québec)

Pourquoi c’est important

Le Cyclorama de Jérusalem qui se trouve à Sainte-Anne-de-Beaupré a été réalisé il y a 120 ans. Il est le seul exemple canadien de peinture panoramique circulaire, forme d’art spectaculaire popularisée au 19e siècle.

Il est d’autant plus spécial qu’il se trouve encore dans sa rotonde d’origine. La toile fait 110 mètres de longueur et 14 mètres de hauteur.

On y voit Jérusalem le jour de la crucifixion de Jésus, dans un réalisme saisissant : le faux terrain et les personnages peints au premier plan accentuent l’effet tridimensionnel immersif.

L’œuvre a été peinte à New York en 1887 ou 1888, puis montrée à Montréal avant d’être installée à demeure à Sainte-Anne-de-Beaupré en 1895.

Elle deviendra une des plus importantes destinations de pèlerinage au Québec. Il ne reste que 17 panoramas du 19e siècle.

Le Cyclorama de Jérusalem est le troisième plus ancien qui soit toujours dans sa rotonde d’origine. Voilà qui en fait un ensemble artistique et architectural d’importance mondiale.

La menace

Le Cyclorama de Jérusalem a été fermé au public en octobre 2018, après avoir été accessible sans interruption pendant plus de 120 ans.

La propriété est à vendre depuis au moins 2015, mais n’a pas encore trouvé d’acheteur. Les propriétaires actuels ont dit que le panorama pourrait être retiré de la rotonde, et même vendu à un acheteur étranger.

Le ministère de la Culture du Québec a publié en août 2017 un avis d’intention de classement du site comme bien patrimonial.

Il doit maintenant confirmer le classement du panorama et de la rotonde d’ici août 2019, à défaut de quoi le site perdra le droit à une protection provinciale au titre du patrimoine.

Sans classement, les propriétaires du Cyclorama seront libres de démonter le panorama (et même de le découper en morceaux), de démolir la rotonde et de vendre le terrain.

Cet article est aussi offert en anglais.

Le palmarès 2019 comprend les lieux suivants :

Quartier Glenora

Ce quartier d'Edmonton comprend la plus grande concentration d'élémente historiques, y compris de nombreuses maisons individuelles de style nouveau et moderne que l'on doit à d’éminents architectes de la fin des années 1920 et du début des années 1930.

Église St-Vital

Construite en 1883, l’église St-Vital est la plus ancienne église catholique de la Saskatchewan.

Pensionnat de Birtle

Voici l’un des trois derniers pensionnats subsistant au Manitoba. En activité de 1889 à 1972, l'immeuble en brique a été achevé en 1931.

Immeuble Rubin

Ouvert en 1914, il est l’œuvre du grand architecte winnipégois Max Zev Blankstein.

Ancien presbytère anglican St. Paul

Avec trois églises différentes, le presbytère fait partie intégrante d’un ensemble historique qui renforce le point d’entrée traditionnel du centre commercial et institutionnel de Southampton.

Toutes les désignations patrimoniales futures

De nouvelles mesures législatives dissuaderont et mineront les désignations patrimoniales en Ontario.

Île d’Orléans

Le paysage culturel de l’Île d’Orléans conserve encore des traces des premières familles qui s’y sont établies, au 17e siècle, avant de coloniser de vastes étendues du nouveau pays.

Église unie commémorative

Voici l’église érigée en commémoration des victimes de l’explosion de 1917 à Halifax et qui accueillait les congrégations de l’Église méthodiste et de l’Église presbytérienne.

Centre-ville et bord de l’eau de Grand Bank

Plus que toute autre localité à Terre-Neuve, la collection d’immeubles de Grand Bank rappelle le cachet des villes côtières de la Nouvelle-Angleterre et des Maritimes.

La Fiducie nationale du Canada publie son palmarès chaque année dans le but de réaliser sa mission qui consiste à faire connaître l’importance de ces lieux historiques pour la qualité de vie des collectivités, leur l’identité locale et leur vitalité culturelle.

Le Palmarès des 10 sites les plus menacés est établi à partir de suggestions reçues par la Fiducie nationale, de signalements faits et de la place qu’occupent certains sites dans les médias au cour de l’année. Publié pour la première fois en 2005, le Palmarès des 10 sites les plus menacés est devenu un puissant outil dans la lutte visant à préserver, pas remblayer.

La Fiducie nationale croit que les lieux historiques sont la pierre angulaire de l’identité, de la communauté et du sentiment d’appartenance. Pourtant chaque année, il y en a qui sont perdus parce qu’ils sont négligés, par manque de fonds, par suite d’un aménagement inapproprié ou en raison de la faiblesse des lois. En braquant les projecteurs sur les lieux menacés, le Palmarès des 10 sites les plus menacés sensibilise le public à leur triste sort et appuie les efforts déployés par des intervenants locaux pour les sauver.

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